Carnet de route

Ski de randonnée en Beaufortin

Sortie :  Séjour Beaufortain du 11/03/2017

Le 26/03/2017 par Godechoul Pierre

         Le séjour de ski de randonnée dans le massif du Beaufortin fut une pleine réussite. D'une part grâce à la météo où le soleil brilla durant tout le séjour à l'exception du premier jour. D'autre part grâce à une neige qui décaillait rapidement pour laisser place à une douce neige de printemps agréable à skier. Une réussite enfin grâce à la bonne ambiance distillée à foison par le groupe composé de Mireille et Yves, Maryse et Joël, Éric, Mathilde et Julien, Sylvain (et de Lionel le premier jour), Jacques, Frédéric, et Pierre (votre narrateur).

        Nouvellement inscrit au club, c'est ma première en ski de randonnée avec le caf Comminges ; il va sans dire que ce séjour est de bon augure pour la suite.

       Un spécial merci à Julien l'organisateur du séjour qui nous réserva de belles courses.

        Voici les péripéties des commingeois(es). Bonne lecture !

Jour 1 : ascension du Rocher des Enclaves (2467m)

  Départ de la station de ski du Val Joly. Remontée d'une piste rouge qui nous met rapidement en transpiration. Court passage dans la forêt qui ouvre sur le relief parsemé de cabane en bois. Le lac de la Girotte et son curieux barrage apparaissent main droite. La montée s'étire en longueur (le groupe aussi)... Des ressauts qui n'en finissent pas de se succéder sous un ciel blafard. La vue sur le mont Blanc est absente. Enfin le sommet après un D+ de 1250m. Nous cassons la croûte sur le point culminant du Rocher des Enclaves.

  Pour la descente le groupe se sépare en deux. Il y a ceux qui reviennent par l'itinéraire de montée et ceux qui ont envie de découverte sur des pentes plus soutenues ; découverte que nous apprivoisons par l'étude de la carte ign avec ses indications des courbes de niveau et des barres rocheuses. Avec Julien, Jacques et Frédéric, je fais partis de ce groupe. On ne voit pas très bien le relief du manteau neigeux, mais la neige n'est pas trop mal ; les virages s'enchainent bien. Et puis... Je ne sais pas si Frédéric a perçu quelques ronronnements suspects avant-coureurs : un chat noir s'est blotti dans son sac à dos. En effet, il casse l'un de ses skis lors d'une chute somme toute débonnaire.

  Frédéric finit la descente comme il peut avec le devant du ski branlant, l'obligeant à constamment être vigilant pour ne pas planter dans la neige ou perdre l'équilibre ; exercice éprouvant. Après les pentes, une traversée contourne le lac, puis nous passons au pied du barrage de la Girotte à l'architecture hors du temps digne d'un conte fantastique. Plus bas, nous regagnons la station de ski, et retrouvons le reste du groupe pour clôturer la journée autour d'un rafraichissement bien mérité.

  On retrouve le chalet « le beau temps » (sic). On fait sécher les chaussons ; on se douche ; on se délasse ; on prend l'apéritif en regardant les photos et les vidéos du jour grâce au travail de compilation de Sylvain qui charge les appareils de chacun sur son ordinateur. On définit la course du lendemain. Et puis on goûte aux bons plats arrosés de vins. Rires et bons mots vont bon train ! Enfin, préparation des sacs pour le lendemain...

Jour 2 : montée au refuge de Presset (2514m)

  Petit matin. Nous sortons du chalet. L'air est frais... Le ciel est tout bleu au-dessus des monts enneigés... Des oiseaux chantent dans les arbres ; nous chargeons le matériel dans les voitures et prenons la route qui descend vers le village Arêches...

  Aujourd'hui le chat noir jette son dévolu sur Sylvain. En déchargeant le fourgon on s'aperçoit qu'il manque sa paire de chaussure. C'est sans compter sur l'abnégation de Julien qui va l'accompagner pour louer une paire de chaussure, puis remonter avec lui au refuge du Presset tandis que le restant du groupe commence à s'élancer sur la piste forestière.

  Le groupe se sépare en deux dans la montée pour se retrouver au refuge de la Balme qui est fermée en hiver. Le premier groupe fera une montée un peu plus importante permettant une descente pour rejoindre l'autre groupe, et ainsi monter tous ensemble au refuge du Presset.

  Le refuge de Presset. Sa gardienne Sandra nous accueille toute souriante et disponible à nos questions. Le refuge est tout neuf, très spacieux. Une immense baie vitrée permet de contempler à loisir la Pierra Menta (2714m) et l'horizon montagneux. Des chambres de six places bien conçues. Quant aux toilettes, elles sont à l'extérieur. Joël nous comptera - non sans humour - ses déboires récurrents avec les vents ascendants durant la dépose de son colis !

 

  Sandra nous régale de son savoureux menu : soupe y croutons, tarte à l'oignon, pâtes à la carbonara, Beaufort (il va sans dire) et dessert (à la carte).

  Nuit reposante malgré les inévitables ronfleurs.

Jour 3 : retour en boucle

  Après un délicieux et consistant petit-déjeuner, nous reprenons spatule sur le manteau neigeux. Départ sur une neige durcie qui impose les couteaux. Courte montée jusqu'au col du Grand Fond (2671m) où le soleil nous accueille. Vue imprenable sur le massif du mont Blanc, les Grandes Jorasses, l'arête de Peuterey...

  Descente dans une belle petite pente à 35-40° qui finit par s'adoucir. Nous laissons le refuge sur notre gauche, passons sous la Pierra Menta et remontons un vallon à flanc pour atteindre le col de la Charbonnière (2494m). C'est grand soleil. Descente dans de belles pentes jusqu'au Plan du Pars (1400m). Nous cassons la croûte devant un chalet ; puis empruntons une agréable piste forestière bordée de sapins qui nous fait terminer la randonnée en douceur.

  Ce soir, nous atteignons le point culminant gastronomique du séjour avec une raclette au Beaufort !... Et eau-de-vie pour faire glisser le tout... « Hilh de puto* !! » s'exclame Yves.

*traduction française : « Putain, c'est une boisson d'homme !! »

Jour 4 : ascension de la Roche Parstire (2109m)

  Petit matin. Nous sortons du chalet. L'air est frais... Le ciel est tout bleu au-dessus des monts enneigés... Des oiseaux chantent dans les arbres ; nous chargeons le matériel dans les voitures et prenons la route qui descend vers le village Arêches...

  Nous suivons nos deux guides du jour : Jean-Pierre et Gaby, des amis de Joël. Première partie dans un bois sombre et silencieux au manteau neigeux truffé d'aiguille, de lichen et de brindille. Au sortir de la forêt le manteau redevient tout blanc ; il étincelle de lumière... On remonte un versant. Quand nous atteignons la crête de Parstire le panorama est saisissant : d'un coup se découvre le massif du mont Blanc et la longue crête où se tient la Pierra Menta. Evènement comparable à l'arrivée à la brèche de Tuquerouye quand se découvre la face Nord du mont Perdu et l'étang Glacé, ou encore l'arrivée au port de Venasque quand apparaît le massif de la Maladeta dans toute son ampleur.

  Le groupe se sépare en deux. L'un suit la crête tandis que l'autre s'octroie une descente du côté du lac de Roselend. Ce groupe remonte ensuite plus loin sur la crête pour rejoindre le premier groupe. C'est tempête de ciel bleu ! Nous prenons la mesure des distances que parcourt la course de la Pierra Menta avec leur temps canons ! Comme dit Julien, en ski de randonnée il ne faut pas aller plus vite que la musique. En effet, à chacun son tempo : il y a les lento, les adagio ; puis les allegro, les presto ; et pour finir les prestissimo des compétiteurs de la Pierra Menta !

  Belle descente sur le lac de saint Guérin où nous nous tenons à distances des perfides barres rocheuses grâce aux indications de nos guides du jour. Puis nous passons devant une belle cascade gelée aux formes improbables pourtant belles et biens réelles.

  Disposés en rang d'oignon, nous cassons la croûte sur un muret tout proche du lac. En guise de digestion nous finissons la randonnée en laissant filer nos spatules sur la route enneigée qui nous ramène aux voitures.

  On retrouve le chalet. On fait sécher les chaussons ; on se douche ; on se délasse ; on prend l'apéritif en regardant les photos et les vidéos du jour grâce au travail de compilation de Sylvain qui charge les appareils de chacun sur son ordinateur. On définit la course du lendemain. Et puis on goûte aux bons plats arrosés de vins. Rires et bons mots vont bon train ! Enfin, préparation des sacs pour le lendemain...

Jour 5 : ascension du pic de Rognolet (2659m)

  Petit matin. Nous sortons du chalet. L'air est frais... Le ciel est tout bleu au-dessus des monts enneigés... Des oiseaux chantent dans les arbres ; nous chargeons le matériel dans les voitures et prenons la route qui descend vers le village Arêches...

  Vallée de la Tarentaise, puis on bifurque vers la route du col de la Madeleine. Massif de la Lauzière. Départ du village de Celliers. La montée proprement dite - après un passage sur la route enneigée - débute dans la combe des Plans que nous remontons entièrement. Un peu avant le sommet, le groupe se divise une fois de plus en deux ; ceux qui reste au col et ceux qui termine au sommet après une série de conversions sur une portion de pente soutenue, puis un déchaussage pour accéder au sommet. Vue immense. Julien nous fait la lecture du paysage.

  Descente splendide où nous effectuons de beaux virages sur une pente vierge de traces. En effet, nous nous sommes décalés par rapport à toutes les autres traces de descente : malins les commingeois(es) !

  On croyait le chat noir disparu après que Sylvain l'ai attrapé par la queue et fait tournoyé pour le propulser loin, très loin. En regagnant la route enneigée, Julien s'aperçoit qu'il lui manque sa veste polaire où se trouve son portable. Un trio de choc composé de Julien, Jacques et Frédéric partent à la recherche de l'objet égaré pour finalement le retrouver quelques 800m de dénivelé plus haut ! Bravo à eux.

  On retrouve le chalet. On fait sécher les chaussons ; on se douche ; on se délasse ; on prend l'apéritif en regardant les photos et les vidéos du jour grâce au travail de compilation de Sylvain qui charge les appareils de chacun sur son ordinateur. On définit la course du lendemain. Et puis on goûte aux bons plats arrosés de vins. Rires et bons mots vont bon train ! Enfin, préparation des sacs pour le lendemain...

Jour 6 : ascension du pic de Grand Mont (2687m) via la station de ski d'Arêches 

  Dernier jour (déjà).  Petit matin. Nous sortons du chalet. L'air est frais... et patati et patata, vous connaissez désormais la suite !...

  Ascension du pic du Grand Mont via la station de ski d'Arêches où nous achetons un petit forfait qui permet de prendre quelques remontées mécaniques pour accéder au col des Forclaz (2320m). Depuis le col il nous reste un petit D+ de 400m que nous effectuons sous la tempête de ciel bleu qui fait rage sans discontinuer. Beaucoup de monde sur le parcours.

  Vue immense sur les Alpes : mont Blanc... Mont Pourri... Station de la Plagne... Grande Casse... la Meïje... Et j'en passe.

  On casse la croûte au sec sur un rocher un peu en dessous du pic. Et puis descente toute !... D'abord en hors-piste pour rejoindre le col des Forclaz, puis en suivant les pistes rouges et bleus jusqu'au bas de la station. Quel bonheur que de goûter une descente de station sans la connaître ; il y a comme un charme de l'enfance qui resurgit. Et puis aujourd'hui je glisse en télémark : le bonheur est décuplé ! Mes cuisseaux ont chauffé mais je crois que j'ai un peu épaté le groupe dans ce style de glisse esthétique. Sur les bords de piste, il y a Mireille et Sylvain qui filment notre passage. La journée se termine à la terrasse d'un café.

  Nous retrouvons le chalet pour la dernière fois. Cette fois-ci les préparatifs seront plus longs car nous quittons les lieux demain matin. Notre baromètre condition physique indique : EN FORME ! Notre baromètre moral indique : JOYEUX ! Cependant les organismes réclament un peu de repos. Les visages sont bronzés. Les têtes sont remplies d'images.

A + haut, à plus beau dans les Pyrénées ou ailleurs !







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